

He
becomes “Essentialiste”
Only the subject matters from now on, and in his search for simplicity, the
empty white canvas becomes something, an artistic innovation not yet exploited,
a certain level of perfection.
The white canvas compels one to perceive an essence in the work, it permits
one without any alternative, to discover the complete personality of the
artist.
In light of his life experiences, nothing is lost.
Each step he has taken has helped to build, helped him to become what he
is…
Himself…
Himself in harmony with nature, with his desires, his fantasies, his secrets,
and his profound need to live and share.
Jean-Philippe Ghiglione paints…It captivates all…
Some even say he “steals” emotions…
Among all the subjects that this artist is pleased to paint, and that his
clients are fond of, a particular theme propels him to the limits of his
easel:
“
The Poppies”
This flower becomes extremely fashionable.
This flower becomes a symbol.
“
The Poppy” is a spokesperson.
Jean-Philippe Ghiglione finally finds a way to express himself…
“
L’ephemere” in all eternity.

JEAN-PHILIPPE
GHIGLIONE
Analyse...
Le succès des œuvres de Jean-Philippe Ghiglione ne tient pas seulement
au fait que ses toiles sont à la mode, car il a crée cette mode
malgré lui, si mode il y a, ni dans cette révolution culturelle
qu’il a imposée, en disséquant littéralement le fond
peint classique pour le rendre transparent de blancheur, un vide plein des multiples
encombrements de notre cerveau, une liberté de pensée qui nous
permet d’apprécier le principal sujet « nous » , au
centre de la toile, une sorte d’essentialisme, de langage clair sans hésitation.
La compréhension et la facile acceptation de son œuvre, par un public
aussi large que varié, l’envie de posséder, partagée
par tant de monde, et le besoin de s’exprimer face à une de ses œuvres,
sentiment déclenché spontanément au premier regard, sont
fondés et explicables en partie.
Une œuvre de JPG nous fait ressentir inconsciemment au premier abord, un
confort visuel, dû à sa technique picturale proche des classiques
de la Renaissance, ses premières amours. Le fond travaillé en pré-couches
sublimera la structure du sujet traité, comme un squelette où ombres,
nuances et reliefs seront en quelque sorte pré-définis. Dans leur
grande majorité, les effets sous-jacents ne seront que ressentis donc
difficiles à discerner. La deuxième couche, trahissant la première
en la masquant, utilisera les effets de l’application première pour
créer
de nouvelles teintes.
Une suivante application démocratisera l’ensemble pour le rendre
cohérent à l’œil. Une prochaine couche donnera un relief
qui contrastera avec la douceur des précédents, vivifiant l’esprit
en faisant travailler l’iris. Après avoir affirmé le sujet
de façon globale, la dernière application plus foncée, viendra
nous confondre avec la dure réalité pour asseoir la toile dans
son envergure de simple représentation.
Mais le fait le plus marquant et le plus déstabilisant, est, que ces techniques
au départ anciennes, ne sont pas réalisées au pinceau en
fines couches successives, séchant jour après jours, comme cela
devrait être fait de manière classique, mais au couteau.
La magie s’opère par la façon de faire glisser, accrocher
ou surfer la peinture,
avec le couteau.
Quand il fallait des semaines pour obtenir de la profondeur ou de la transparence,
il ne faut plus là, que quelques coups de couteau bien dirigés.
Le mélange se fait sur la toile, et non plus sur la palette.
La toile devient palette et le couteau devient pinceau.
JPG est un de ces pionniers qui reproduisent au couteau, ce qu’en général,
les peintres n’obtiennent qu’avec la douceur du pinceau.
Son travail est fortement inspiré par le jeu de contraste des impressionnistes.
De plus, il a su allier les obligations éducatives et rébarbatives
du passé, avec
l’acceptation de la peinture contemporaine, les contrastes colorés
des modernes, et tout particulièrement la masturbation intellectuelle
des conceptuels, utilisant telle quelle la toile façon Duchamp.
Sa révolution fut faite après avoir assimilé de force les
dictats du passé culturel et en les recrachant digérés et
transformés de manière libre et claire. Cette révolution
est celle que tout le monde voudrait faire et lui comme chaque artiste la traduit
dans ce langage universel qu’est la peinture, à travers ses œuvres.
Il confie à qui veut bien l’entendre :
« Mes toiles sont des canapés pour vos cerveaux ».