LA BIOGRAPHIE DE L'ARTISTE

"Croirions-nous qu'une fleur si éphémère prenne un tel parfum d'éternité ?"

Un admirateur bien inspiré des coquelicots de Jean-Philippe Ghiglione a écrit un jour cette si jolie phrase, sans savoir combien elle était révélatrice de la personnalité de l'artiste...
Personnalité contrastée, empreinte de force et de légèreté, de doutes et de passions, d'extravagance et de sensibilité.
Dès son plus jeune âge, Jean-Philippe évolue dans un univers familial où la créativité est un art de vivre, et très tôt une attirance très marquée pour la peinture se révèle en lui.
L'originalité précoce de ses tableaux étonne, sa grande facilité d'expression subjugue, et un besoin épidermique de liberté créatrice le pousse à s'opposer à la rigueur stricte d'un apprentissage trop académique de la peinture.
Déjà l'artiste rebelle se peaufine en lui.
Mais cette indépendance intellectuelle dont il a fait preuve si jeune, va le déstabiliser à un âge où les rails de la vie sont les meilleurs garde-fous.
Il ne sait pas comment apprivoiser cette liberté qu'il revendique tant.
Au fond de lui, l'homme se bat contre l'artiste...
La société qui sécurise contre la marginalité artistique qui isole....
Il se cherche...
Le monde s'ouvre à lui, et il ne sait que choisir, alors il se laisse porter de métiers en métiers....
Il envisage d'abord de parcourir les routes avec son cheval, le premier grand amour de sa vie.
Il est épris de nature, et passe d'ailleurs plusieurs années dans une école où l'on apprend à comprendre la nature.
Il se tourne ensuite vers la photographie.
Il est particulièrement doué pour capter l’émotion d’un moment unique.
Puis, c'est le métier d'acteur qui maintenant l'intéresse. Figuration, école d’acteurs...
Là aussi, il a de l'avenir...Il a l'étoffe d'un interprète. Mais il est pressé, trop pressé...
Alors, il regarde la mer....Pourquoi pas? Il navigue depuis sa plus tendre enfance....
Skipper, accastilleur...Il essaye tout, pourtant, il se lasse....
Depuis longtemps, cet homme à l’énergie débordante, occupe ses soirées à organiser des évènements mondains ou « branchés ». Ses décors monumentaux dont il a seul le secret et l’inspiration, font de lui un homme recherché.. Il est tour à tour inspirateur, réalisateur, crooner à la voix juste et chaude, et metteur en scène.
Toujours performant, original et sophistiqué, le succès va au delà de ses espérances.
Mais là encore il s'échappe.
Aucune de ses belles histoires d'amour, non plus, ne réussissent à le stabiliser...
Pourtant, c'est un romantique dans l'âme....
Sa quête de vérité est encore ailleurs....
Il décide alors de partir vivre en Suisse dans un univers plus obscur : le monde des cabarets...Il en fait vite le tour et il s'en échappe pour briller sur papier glacé, dans le monde très artificiel de la mode.
Il y est heureux un temps, mais très vite il étouffe...
Dans un dernier sursaut, il enfile la panoplie d'un jeune homme rangé et tente d'asseoir un semblant de solidité en survolant le monde de l'immobilier.
C'est peine perdue. Les seuls moments qui l'apaisent sont les moments où il peint dans son atelier.
La peinture ne l'avait jamais vraiment quitté au cours de toutes ces années d'exil de lui-même....
C'était une maîtresse patiente qui le suivait partout.
Son retour à Biot, dans son village natal, verra fleurir l'annonce de leurs fiançailles...
Car il a effectivement décidé de rentrer enfin en France, où sans s'en douter, il a rendez-vous avec son destin...
Il a rendez-vous avec l'Artiste...
Il a rendez-vous avec l’Essentiel….
Comme un assoiffé, Jean-Philippe retrouve sa palette, ses couleurs, ses couteaux, ses toiles, et dans son élan de création furieuse désormais délesté de toute contrainte sociale, traîne dans son sillage de nombreux artistes en mal de solitude. C'est une période faste d'innovations artistiques en tout genre, où chacun se stimule, s'émule, et se réalise.
Il se découvre, il se trouve....
Il devient Essentialiste….
Seul le sujet importe désormais, et dans sa recherche de simplicité, le fond blanc devient une évidence, une innovation artistique jamais exploitée à un tel degré de perfection.
Le fond blanc nous oblige à percevoir l’essence de l’œuvre et nous permet sans détours, de découvrir toute la personnalité de l’artiste.
Dans son parcours de vie, rien n’était fortuit.
Chaque étape le construisait pour devenir celui qu’il est enfin…
Lui-même …..
Lui-même, en harmonie avec sa nature profonde, ses désirs, ses fantasmes, ses secrets et son grand besoin de vivre et de partager.
Jean-Philippe Ghiglione peint…Il nous captive…
Certains disent que c’est un voleur d’émotions…
Parmi tous les sujets que l'artiste se plaît à peindre et que ses clients affectionnent,
un thème en particulier va le propulser
au-delà des limites de son chevalet :
« les Coquelicots».

La fleur devient mode.
La fleur sera emblématique.
Le coquelicot se fera porte-parole.
Jean-Philippe Ghiglione a enfin trouvé son mode d'expression....
L'éphémère dans l'éternité.....
ARTIST BIOGRAPHY

“ Do you believe that a flower so “ephemere” can give off a scent for all eternity?”
An admirer of Jean-Philippe’s famous poppies one day wrote this interesting remark, without knowing how much it revealed the true personality of the artist…A personality in contrast, a footprint of force and gentility, doubts and passions, extravagance and sensitivity.
As a young boy, Jean-Philippe grew up in a family where the creativity was a way of life, an art so to speak. Very early on he was impacted, and extremely influenced by the painter deep inside.
The precocious originality in his works is surprising, his ease of expression subduing, and an outward need of creative freedom pushes him to oppose the strict rigor of the “academic training” of fine painting.
Already, the artist is rebelling “peaufine” within him.
Nevertheless, this intellectual independence will prove to one so young just how destabilizing it can be at an age when the constraints of normal life are the only protection offered from foolishness.
He doesn’t know how to tame this freedom that revenges itself so.
Deep down inside the artist is at war with the man.
Society secures itself against the marginal forms of art that can segregate one.
He is searching…
The whole world yawns before him, he knows not what to choose, so he lets himself try profession after profession…
In the beginning, he envisions riding courses on his horse, the first great love of his life.
He is taken with nature, and spends several years in a school where he was taught to commune and understand nature.
Then he turns to photography.
He is particularly talented, capable of capturing the emotion of a unique moment.
Afterwards it is the acting profession that is of interest. And of course, acting school.
Even there, he has material to use and interpret. Unfortunately he is in a hurry, too much of a hurry.
Alas, he looks to the ocean…Why not? He had already been navigating since he was a young child.
Skipper, “accastilleur”…He tries it all, and nevertheless, he walks away…
For a long time, this man is full of energy, and takes care of organizing evenings of mundane events or “branches”.
All of these monumental adornments give him secrets and inspiration, make of him a man of research…
He is always inspiring, realizing, channeling the voice warm and just that lies within….
Always highly efficient, original and sophisticated, success goes farther beyond his wildest hopes and dreams.
But even then, he lets go.
None even one of his beautiful love stories is able to stabilize him…
Even though he is a romantic in spirit and soul…
His collection of truths is still somewhere beyond reach.
And so he decides to go and live in Switzerland, in a world that is more obscure: a world of cabarets…He quickly sees all there is to see, and he escapes to shine on cold glossy paper, in the very superficial world of fashion models.
He is happy for a while, but then he begins to suffocate.
In one last jumpstart, he puts on the suit of a young man who has it all and tries to establish some solidity in the world of real estate.
It is labor lost. The only moments that appease him are the moments that he steals to paint in his studio.
The raw desire to paint never really left him in all these years he imposed self-exile.
It was as if a mistress followed him everywhere, patiently waiting for her chance.
And upon his return to Biot, his native town, they finally announce their “engagement”.
Because by then he had decided to finally come back to France, where without a doubt he had an appointment…with destiny.
He had to confront the artist face to face.
He had to face what was meant to be…
And so like a man dying of thirst, Jean-Philippe rediscovers the taste for his palette, his colors, knives, brushes and tools, and in his impulsive and furious creation, despite hating any kind of social restraint, begins to train in his “sillage” numerous new artists “mal de solitude”. It is a period full of artistic innovations and discoveries of all kinds wherein each individual is stimulated, evolves, and becomes.
He discovers his true self, he finds his true self…

He becomes “Essentialiste”
Only the subject matters from now on, and in his search for simplicity, the empty white canvas becomes something, an artistic innovation not yet exploited, a certain level of perfection.
The white canvas compels one to perceive an essence in the work, it permits one without any alternative, to discover the complete personality of the artist.
In light of his life experiences, nothing is lost.
Each step he has taken has helped to build, helped him to become what he is…
Himself…
Himself in harmony with nature, with his desires, his fantasies, his secrets, and his profound need to live and share.
Jean-Philippe Ghiglione paints…It captivates all…
Some even say he “steals” emotions…
Among all the subjects that this artist is pleased to paint, and that his clients are fond of, a particular theme propels him to the limits of his easel:
“ The Poppies”

This flower becomes extremely fashionable.
This flower becomes a symbol.
“ The Poppy” is a spokesperson.
Jean-Philippe Ghiglione finally finds a way to express himself…
“ L’ephemere” in all eternity.

JEAN-PHILIPPE GHIGLIONE
Analyse..
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Le succès des œuvres de Jean-Philippe Ghiglione ne tient pas seulement au fait que ses toiles sont à la mode, car il a crée cette mode malgré lui, si mode il y a, ni dans cette révolution culturelle qu’il a imposée, en disséquant littéralement le fond peint classique pour le rendre transparent de blancheur, un vide plein des multiples encombrements de notre cerveau, une liberté de pensée qui nous permet d’apprécier le principal sujet « nous » , au centre de la toile, une sorte d’essentialisme, de langage clair sans hésitation.
La compréhension et la facile acceptation de son œuvre, par un public aussi large que varié, l’envie de posséder, partagée par tant de monde, et le besoin de s’exprimer face à une de ses œuvres, sentiment déclenché spontanément au premier regard, sont fondés et explicables en partie.
Une œuvre de JPG nous fait ressentir inconsciemment au premier abord, un confort visuel, dû à sa technique picturale proche des classiques de la Renaissance, ses premières amours. Le fond travaillé en pré-couches sublimera la structure du sujet traité, comme un squelette où ombres, nuances et reliefs seront en quelque sorte pré-définis. Dans leur grande majorité, les effets sous-jacents ne seront que ressentis donc difficiles à discerner. La deuxième couche, trahissant la première en la masquant, utilisera les effets de l’application première pour créer de nouvelles teintes.
Une suivante application démocratisera l’ensemble pour le rendre cohérent à l’œil. Une prochaine couche donnera un relief qui contrastera avec la douceur des précédents, vivifiant l’esprit en faisant travailler l’iris. Après avoir affirmé le sujet de façon globale, la dernière application plus foncée, viendra nous confondre avec la dure réalité pour asseoir la toile dans son envergure de simple représentation.
Mais le fait le plus marquant et le plus déstabilisant, est, que ces techniques au départ anciennes, ne sont pas réalisées au pinceau en fines couches successives, séchant jour après jours, comme cela devrait être fait de manière classique, mais au couteau.
La magie s’opère par la façon de faire glisser, accrocher ou surfer la peinture,
avec le couteau.
Quand il fallait des semaines pour obtenir de la profondeur ou de la transparence, il ne faut plus là, que quelques coups de couteau bien dirigés.
Le mélange se fait sur la toile, et non plus sur la palette.
La toile devient palette et le couteau devient pinceau.
JPG est un de ces pionniers qui reproduisent au couteau, ce qu’en général, les peintres n’obtiennent qu’avec la douceur du pinceau.
Son travail est fortement inspiré par le jeu de contraste des impressionnistes.
De plus, il a su allier les obligations éducatives et rébarbatives du passé, avec
l’acceptation de la peinture contemporaine, les contrastes colorés des modernes, et tout particulièrement la masturbation intellectuelle des conceptuels, utilisant telle quelle la toile façon Duchamp.
Sa révolution fut faite après avoir assimilé de force les dictats du passé culturel et en les recrachant digérés et transformés de manière libre et claire. Cette révolution est celle que tout le monde voudrait faire et lui comme chaque artiste la traduit dans ce langage universel qu’est la peinture, à travers ses œuvres.
Il confie à qui veut bien l’entendre :
« Mes toiles sont des canapés pour vos cerveaux ».